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Recensement - CDCLA Communes
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Recensement

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Fiche pratique

Coups et blessures

VĂ©rifiĂ© le 02/05/2023 – Direction de l'information lĂ©gale et administrative (Première ministre)

Vous avez été frappé intentionnellement ou blessé accidentellement par une personne ?

Vous pouvez porter plainte pour que l'auteur des violences soit sanctionné sur le plan pénal et sur le plan civil.

La sanction pénale est une amende ou une peine d'emprisonnement, alors que la sanction civile est une obligation de réparer le préjudice.

L'importance des sanctions dépend du caractère volontaire ou involontaire des actes, de la gravité des blessures, de l'âge et de la personnalité de la victime.

Les blessures volontaires encore appelées <span class="expression">coups et blessures volontaires</span> sont des violences infligées de manière intentionnelle à une personne.

Cela veut dire que l'auteur des coups a délibérément cherché à blesser sa victime, même si l'acte n'est pas prémédité.

Les violences peuvent ĂŞtre physiques (coup de poing, de pied…) ou psychologiques (menaces, harcèlement…).

Les violences psychologiques sont sanctionnées de la même manière que les violences physiques.

Si vous êtes victime de violences volontaires, vous pouvez <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1435">porter plainte</a> pour demander que l'auteur des faits soit condamné pénalement (amende ou peine de prison).

Forme de la plainte

La plainte peut être déposée à la police, à la gendarmerie ou auprès du procureur de la République.

La victime de violence peut porter plainte en allant dans un commissariat de police ou dans une brigade de gendarmerie.

Où s’adresser ?

La police et la gendarmerie sont obligés de prendre la plainte la plainte et de la transmettre au procureur de la République.

  Ă€ savoir

il est préférable de déposer plainte auprès du commissariat ou de la gendarmerie du lieu où les faits se sont produits, mais cela n'est pas obligatoire.

La victime de violence peut aussi porter plainte directement auprès du procureur de la République.

Pour cela, il faut envoyer un courrier au <span class="miseenevidence">tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou au tribunal judiciaire du domicile de la personne accusée de l'<a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R10272">infraction</a></span>.

Où s’adresser ?

Le courrier doit préciser les éléments suivants :

  • Etat civil et coordonnĂ©es complètes du plaignant (adresse et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone)
  • RĂ©cit dĂ©taillĂ© des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de la personne soupçonnĂ©e d'ĂŞtre l'auteur (sinon, plainte contre X)
  • Noms et adresses des Ă©ventuels tĂ©moins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou dĂ©finitive du prĂ©judice
  • Documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂŞts de travail, factures diverses, constats…
  • DĂ©claration de constitution de partie civile (facultatif)

Il est possible d'utiliser le modèle de courrier suivant :

Modèle de document
Porter plainte auprès du procureur de la République

AccĂ©der au modèle de document  

Direction de l'information lĂ©gale et administrative (Dila) – Première ministre

La plainte peut être envoyée par lettre simple, par lettre suive ou par lettre recommandée avec accusé de réception.

Le courrier de la plainte peut être aussi déposé à l'accueil du tribunal.

Dans tous les cas, un récépissé est établi dès que les services du procureur de la République ont enregistré la plainte.

La présence d'un avocat <span class="miseenevidence">n'est pas obligatoire</span> pour le dépôt de plainte et pendant toute la durée de la procédure jusqu'au procès devant le tribunal correctionnel.

Délai pour porter plainte

La plainte doit être déposée dans un certain délai, sinon elle n'est plus prise en compte.

C'est ce qu'on appelle le <span class="miseenevidence">délai de prescription</span>.

Le délai de prescription pour une plainte qui concerne les faits de violence volontaire varie en fonction de la gravité des faits.

Si les faits constituent une <span class="miseenevidence"><a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R49228">contravention</a></span><a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R49228">, la plainte doit être déposée dans un délai de <span class="miseenevidence">1 an</span> à partir de la date où ils se sont produits.

Si les faits constituent un <span class="miseenevidence"><LienIntra LienID="R49229" type="Définition de glossaire">délit</a></span><a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R49229">, la plainte doit être déposée dans un délai de <span class="miseenevidence">6 ans</span> à partir de la date des faits.

Si les faits constituent un <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crime</a>, la plainte doit être déposée dans un délai de <span class="miseenevidence">20 ans</span> à partir de la date des faits.

Pendant la phase d'enquĂŞte

Si vous portez plainte, le procureur de la République va examiner le dossier et décider d'ouvrir une enquête ou classer l'affaire sans suite.

Même si vous ne portez pas plainte, le procureur peut décider lui-même d'examiner le dossier et d'ouvrir une enquête ou de classer l'affaire sans suite.

Le déroulement de la procédure dépend du procureur de la République.

  • Le procureur dĂ©cide Ă  la fin de son enquĂŞte de renvoyer le dossier devant le tribunal correctionnel ou de classer l'affaire sans suite.

    • L'affaire sera jugĂ©e par le tribunal correctionnel.

    • C'est la fin de la procĂ©dure, sauf si vous portez <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F20798">plainte avec constitution de partie civile</a>.

      Dans ce cas, un juge d'instruction sera saisi et il ouvrira une enquĂŞte.

  • C'est la fin de la procĂ©dure, sauf si vous portez <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F20798">plainte avec constitution de partie civile</a>.

    Pour faire cette démarche, vous devez attendre <span class="miseenevidence">3 mois</span> sans avoir de nouvelles après la date de votre dépôt de plainte.

    Le dépôt de plainte avec constitution de partie civile entraîne la désignation d'un juge d'instruction qui ouvrira une enquête.

Pendant la phase de jugement

Si l'affaire est renvoyée devant le tribunal correctionnel, cette juridiction va juger la personne accusée des faits.

Le procès devant le tribunal correctionnel sert d'abord à établir la culpabilité ou l'innocence de l'accusé.

Mais vous pouvez également demander au tribunal correctionnel de condamner l'accusé à vous indemniser pour le préjudice que les faits de violence vous ont causé.

Dans ce cas, vous devez <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1454">vous constituer partie civile</a> devant le tribunal correctionnel.

Pour condamner l'accusé, tant sur le plan pénal que sur le plan civil, le tribunal correctionnel doit s'appuyer sur des éléments de preuve.

<span class="miseenevidence">Éléments de preuve pour la procédure pénale</span>

Les éléments de preuve qui peuvent servir à établir la culpabilité de l'accusé sont les suivants :

  • TĂ©moignages des personnes qui ont assistĂ© Ă  la scène
  • Photos ou vidĂ©os de la scène ou des blessures
  • Certificat mĂ©dical indiquant la nature et la gravitĂ© des blessures
  • ElĂ©ments d'identification scientifiques (empreintes digitales, traces ADN, etc)
  • ElĂ©ments de gĂ©olocalisation permettant de renseigner la prĂ©sence des personnes Ă  un endroit
  • Messages tĂ©lĂ©phoniques ou Ă©lectroniques

<span class="miseenevidence">Éléments de preuve pour la procédure civile</span>

Pour pouvoir être indemnisé, vous devez prouver que vous avez subi un préjudice.

Pour apporter cette preuve, vous pouvez fournir des éléments suivants :

  • Photos ou vidĂ©os des blessures et des objets endommagĂ©s
  • Certificat mĂ©dical dĂ©crivant les blessures et la durĂ©e de l'incapacitĂ© de travail
  • Constat de commissaire de justice (anciennement huissier de justice)
  • Devis de rĂ©paration des objets endommagĂ©s
  • Factures d'achat ou de rĂ©paration des objets endommagĂ©s

Demande d'indemnisation

Si la personne accusée des faits est reconnue coupable, le tribunal correctionnel peut la condamner à vous payer des <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1422">dommages-intérêts</a> si vous vous êtes <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1454">constitué partie civile</a>.

Mais si vous ne vous êtes pas constitué partie civile, le tribunal ne peut pas vous accorder des <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1422">dommages-intérêts</a>.

Il en va de même si vous vous êtes constitué partie civile devant le tribunal correctionnel et que vous n'avez pas communiqué le montant de votre préjudice.

Dans ces deux cas, vous pouvez demander une indemnisation au tribunal judiciaire en vous basant sur le jugement de condamnation du tribunal correctionnel.

Paiement de l'indemnisation

La personne reconnue coupable de coups et blessures involontaires doit vous indemniser dans les conditions prévues par la décision du tribunal correctionnel ou du tribunal judiciaire.

Si la personne reconnue coupable ne peut pas vous indemniser complètement, vous pouvez saisir la <a href="https://www.fondsdegarantie.fr/victime-dune-infraction-civi/" target="_blank">Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (Civi)</a>.

Si la Civi ne peut pas vous indemniser, vous devez <a href="https://www.fondsdegarantie.fr/victime-dune-infraction-sarvi/" target="_blank">faire une demande auprès du Service d'aide au recouvrement des victimes d'infractions (Sarvi)</a>.

Les peines applicables aux auteurs de violence volontaire varient suivant que vous ĂŞtes mineur ou majeur.

Peines encourues si la victime est majeure

<span class="miseenevidence">Peine principale</span>

La gravité des sanctions dépend de l'importance des blessures que vous avez subies :

Relations entre dommages et sanctions

Dommage subi par la victime

Peine encourue

Aucune lésion ou blessure

<span class="valeur">750 €</span> d'amende

Incapacité totale de travail (ITT) d'une durée inférieure ou égale à 8 jours

<span class="valeur">1 500 €</span> d'amende (<span class="valeur">3 000 €</span> en cas de récidive)

ITT de plus de 8 jours

3 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">45 000 €</span> d'amende

Mutilation ou infirmité permanente

10 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">150 000 €</span> d'amende

Mort (sans l'intention de la donner de la part de l'auteur)

15 ans de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R18488">Réclusion criminelle</a>

 Ă€ noter

si les violences ont été portées dans le but de tuer, alors l'<a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R10272">infraction</a> cela constitue un meurtre ou une tentative de meurtre.

Dans les cas prévus par la loi, les peines peuvent être plus lourdes lorsque les violences volontaires ont été commises avec une ou plusieurs <span class="expression">circonstances aggravantes</span>.

Ainsi, pour les faits de violence volontaire commis avec une circonstance aggravante, hors les cas de mutilation ou d'infirmité permanente et de mort, la peine peut aller jusqu'à <span class="miseenevidence">7 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">100 000 €</span> d'amende</span>.

Le juge peut même retenir plusieurs circonstances aggravantes si les violences volontaires ont entraîné une incapacité de travail temporaire, et ce qu'elle que soit sa durée.

 Exemple

 Ă€ noter

les violences commises dans le cadre d'une arrestation ou d'une interpellation par les forces de l'ordre constituent un <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R49229">délit</a> spécifique, celui de la rébellion.

<span class="miseenevidence">Peine complémentaire</span>

L'auteur risque également des <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1406">peines complémentaires</a>, qui peuvent s'ajouter à la peine principale.

 Exemple

 Ă€ noter

l'auteur de la violence n'encourt pas de sanction s'il a agi en état de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1766">légitime défense</a>.

Peines encourues si la victime est mineure

La peine encourue pour les violences volontaires sur une victime mineure varie en fonction des éléments suivants :

  • Age du mineur
  • GravitĂ© des faits
  • FrĂ©quence des faits
  • Relation entre l'auteur des faits et le mineur
    • La peine est de 3 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">45 000 €</span> d'amende.

    • La peine est de 5 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">75 000 €</span> d'amende lorsque les faits sont commis par un parent ou par une personne qui a autoritĂ© sur le mineur (par exemple, un beau-parent).

    • En cas de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R65387">violences habituelles</a>, la peine peut aller jusqu'Ă  5 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">75 000 €</span> d'amende.

    • La peine est de 5 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">75 000 €</span> d'amende.

    • La peine est de 10 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">150 000 €</span> d'amende lorsque les faits sont commis par un parent ou par une personne qui a autoritĂ© sur le mineur (par exemple, un beau-parent).

    • En cas de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R65387">violences habituelles</a>, la peine peut aller jusqu'Ă  10 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">150 000 €</span> d'amende.

    • Les violences ayant entraĂ®nĂ© une mutilation ou une infirmitĂ© permanente sont punies de 15 ans de rĂ©clusion criminelle.

    • La peine est de 20 ans de rĂ©clusion criminelle lorsque l'infraction est commise par un parent ou par une personne ayant autoritĂ© sur le mineur (par exemple un beau-parent).

    • En cas de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R65387">violences habituelles</a>, la peine la peine peut aller jusqu'Ă  20 ans de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R18488">rĂ©clusion criminelle</a>.

    • La peine est de 20 ans de rĂ©clusion criminelle.

    • La peine est de 30 ans de rĂ©clusion criminelle lorsque les faits sont commis par un parent ou par une personne qui a autoritĂ© sur le mineur.

    • En cas de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R65387">violences habituelles</a> ayant entraĂ®nĂ© la mort, la peine la peine peut aller jusqu'Ă  30 ans de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R18488">rĂ©clusion criminelle</a>.

    • La peine est une amende de <span class="valeur">750 €</span> s'il n'y a pas d'incapacitĂ© temporaire de travail, et de <span class="valeur">1 500 €</span> s'il y a une incapacitĂ© temporaire de travail.

    • La peine est de 3 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">45 000 €</span> d’amende.

    • En cas de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R65387">violences habituelles</a>, la peine peut aller jusqu'Ă  5 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">75 000 €</span> d'amende.

    • La peine est de 3 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">45 000 €</span> d'amende.

    • La peine est de 5 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">75 000 €</span> d’amende.

    • En cas de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R65387">violences habituelles</a>, la peine peut aller jusqu'Ă  10 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">150 000 €</span> d'amende.

    • La peine est de 10 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">150 000 €</span> d'amende.

    • La peine est de 15 ans de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R18488">rĂ©clusion criminelle</a>.

    • En cas de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R65387">violences habituelles</a>, la peine la peine peut aller jusqu'Ă  20 ans de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R18488">rĂ©clusion criminelle</a>.

    • La peine est de 15 ans de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R18488">rĂ©clusion criminelle</a>.

    • La peine est de 20 ans de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R18488">rĂ©clusion criminelle</a>.

    • En cas de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R65387">violences habituelles</a> ayant entraĂ®nĂ© la mort, la peine la peine peut aller jusqu'Ă  30 ans de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R18488">rĂ©clusion criminelle</a>.

<span class="miseenevidence">Peines complémentaires</span>

L'auteur de la violence risque également des <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1406">peines complémentaires</a>, qui peuvent s'ajouter à la peine principale.

Les blessures involontaires, encore appelées <span class="expression">coups et blessures involontaires</span>, sont les blessures commises de manière non intentionnelle sur une personne.

Dans cette hypothèse, les atteintes que vous avez subies résultent d'une maladresse, d'une négligence, d'une imprudence, d'une inattention ou d'un manquement à une obligation légale de sécurité de la part de l'auteur.

 Exemple

Les dommages qui vous ont été causés peuvent être une blessure, une maladie.

Lorsque les coups et blessures involontaires ont entrainé la mort de la victime, on parle <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F35148">d'homicide involontaire</a>,

La plainte peut être déposée à la police, à la gendarmerie ou auprès du procureur de la République.

La victime de violence peut porter plainte en allant dans un commissariat de police ou dans une brigade de gendarmerie.

Où s’adresser ?

La police et la gendarmerie sont obligés de prendre la plainte la plainte et de la transmettre au procureur de la République.

  Ă€ savoir

il est préférable de déposer plainte auprès du commissariat ou de la gendarmerie du lieu où les faits se sont produits, mais cela n'est pas obligatoire.

La victime de violence peut aussi porter plainte directement auprès du procureur de la République.

Pour cela, il faut envoyer un courrier au <span class="miseenevidence">tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou au tribunal judiciaire du domicile de la personne accusée de l'<a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R10272">infraction</a></span>.

Où s’adresser ?

Le courrier doit préciser les éléments suivants :

  • Etat civil et coordonnĂ©es complètes du plaignant (adresse et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone)
  • RĂ©cit dĂ©taillĂ© des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de la personne soupçonnĂ©e d'ĂŞtre l'auteur (sinon, plainte contre X)
  • Noms et adresses des Ă©ventuels tĂ©moins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou dĂ©finitive du prĂ©judice
  • Documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂŞts de travail, factures diverses, constats…
  • DĂ©claration de constitution de partie civile (facultatif)

Il est possible d'utiliser le modèle de courrier suivant :

Modèle de document
Porter plainte auprès du procureur de la République

AccĂ©der au modèle de document  

Direction de l'information lĂ©gale et administrative (Dila) – Première ministre

La plainte peut être envoyée par lettre simple, par lettre suive ou par lettre recommandée avec accusé de réception.

Le courrier de la plainte peut être aussi déposé à l'accueil du tribunal.

Dans tous les cas, un récépissé est établi dès que les services du procureur de la République ont enregistré la plainte.

La présence d'un avocat <span class="miseenevidence">n'est pas obligatoire</span> pour le dépôt de plainte et pendant toute la durée de la procédure jusqu'au procès devant le tribunal correctionnel.

Si vous êtes victime de violences volontaires, vous pouvez <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1435">porter plainte</a> pour demander que l'auteur des faits soit condamné pénalement (amende ou peine de prison).

Forme de la plainte

La plainte peut être déposée à la police, à la gendarmerie ou auprès du procureur de la République.

La victime de violence peut porter plainte en allant dans un commissariat de police ou dans une brigade de gendarmerie.

Où s’adresser ?

La police et la gendarmerie sont obligés de prendre la plainte la plainte et de la transmettre au procureur de la République.

  Ă€ savoir

il est préférable de déposer plainte auprès du commissariat ou de la gendarmerie du lieu où les faits se sont produits, mais cela n'est pas obligatoire.

La victime de violence peut aussi porter plainte directement auprès du procureur de la République.

Pour cela, il faut envoyer un courrier au <span class="miseenevidence">tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou au tribunal judiciaire du domicile de la personne accusée de l'<a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R10272">infraction</a></span>.

Où s’adresser ?

Le courrier doit préciser les éléments suivants :

  • Etat civil et coordonnĂ©es complètes du plaignant (adresse et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone)
  • RĂ©cit dĂ©taillĂ© des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de la personne soupçonnĂ©e d'ĂŞtre l'auteur (sinon, plainte contre X)
  • Noms et adresses des Ă©ventuels tĂ©moins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou dĂ©finitive du prĂ©judice
  • Documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂŞts de travail, factures diverses, constats…
  • DĂ©claration de constitution de partie civile (facultatif)

Il est possible d'utiliser le modèle de courrier suivant :

Modèle de document
Porter plainte auprès du procureur de la République

AccĂ©der au modèle de document  

Direction de l'information lĂ©gale et administrative (Dila) – Première ministre

La plainte peut être envoyée par lettre simple, par lettre suive ou par lettre recommandée avec accusé de réception.

Le courrier de la plainte peut être aussi déposé à l'accueil du tribunal.

Dans tous les cas, un récépissé est établi dès que les services du procureur de la République ont enregistré la plainte.

La présence d'un avocat <span class="miseenevidence">n'est pas obligatoire</span> pour le dépôt de plainte et pendant toute la durée de la procédure jusqu'au procès devant le tribunal correctionnel.

Délai pour porter plainte

La plainte doit être déposée dans un certain délai, sinon elle n'est plus prise en compte.

C'est ce qu'on appelle le <span class="miseenevidence">délai de prescription</span>.

Le délai de prescription pour une plainte qui concerne les faits de violence volontaire varie en fonction de la gravité de ces faits.

Si les faits constituent une <span class="miseenevidence"><a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R49228">contravention</a></span><a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R49228">, la plainte doit être déposée dans un délai de <span class="miseenevidence">1 ans</span> à partir de la date où ils se sont produits.

Si les faits constituent un <span class="miseenevidence"><LienIntra LienID="R49229" type="Définition de glossaire">délit</a></span><a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R49229">, la plainte doit être déposée dans un délai de <span class="miseenevidence">6 ans</span> à partir de la date où ils se sont produits.

Si les faits constituent un <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crime</a>, la plainte doit être déposée dans un délai de <span class="miseenevidence">20 an</span>s à partir de la date où ils se sont produits.

Pendant la phase d'enquĂŞte

Si vous portez plainte, le procureur de la République va examiner le dossier et décider d'ouvrir une enquête ou de classer l'affaire sans suite.

Même si vous ne portez pas plainte, le procureur peut examiner le dossier et décider d'ouvrir une enquête ou de classer l'affaire sans suite.

Le déroulement de la procédure dépend du procureur de la République.

Le procureur décide à la fin de son enquête de renvoyer le dossier devant le tribunal correctionnel ou de classer l'affaire sans suite.

  • L'affaire sera jugĂ©e par le tribunal correctionnel.

  • C'est la fin de la procĂ©dure, sauf si vous portez <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F20798">plainte avec constitution de partie civile</a>.

    Dans ce cas, un juge d'instruction sera saisi et il ouvrira une enquĂŞte.

C'est la fin de la procédure, sauf si vous portez <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F20798">plainte avec constitution de partie civile</a>.

Pour faire cette démarche, vous devez attendre <span class="miseenevidence">3 mois</span> sans nouvelles après la date de son dépôt de plainte.

Le dépôt de plainte avec constitution de partie civile entraîne la désignation d'un juge d'instruction qui ouvrira une enquête.

Pendant la phase de jugement

Si l'affaire est renvoyée devant le tribunal correctionnel, cette juridiction va juger la personne accusée des faits de violence.

Le procès devant le tribunal correctionnel sert d'abord à établir la culpabilité ou l'innocence de l'accusé.

Mais vous pouvez également demander au tribunal correctionnel de condamner l'accusé à vous indemniser pour le préjudice que les faits de violence vous ont causé.

Dans ce cas, vous devez vous <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1454">constituer partie civile</a> devant le tribunal correctionnel.

Pour condamner l'accusé, tant sur le plan pénal que sur le plan civil, le tribunal correctionnel doit s'appuyer sur des éléments de preuve.

<span class="miseenevidence">Éléments de preuve pour la procédure pénale</span>

Les éléments de preuve qui peuvent servir à établir la culpabilité de l'accusé sont les suivants :

  • TĂ©moignages des personnes qui ont assistĂ© Ă  la scène
  • Photos ou vidĂ©os de la scène ou des blessures
  • Certificat mĂ©dical indiquant la nature et la gravitĂ© des blessures
  • ElĂ©ments d'identification scientifiques (empreintes digitales, traces ADN, ect …)
  • ElĂ©ments de gĂ©olocalisation permettant de renseigner la prĂ©sence des personnes Ă  un endroit
  • Messages tĂ©lĂ©phoniques ou Ă©lectroniques

<span class="miseenevidence">Éléments de preuve pour la procédure civile</span>

Pour pouvoir être indemnisé, vous devez prouver que vous avez subi un préjudice.

Pour apporter cette preuve, vous pouvez fournir un des éléments de preuve suivants :

  • Photos ou vidĂ©os des blessures et des objets endommagĂ©s
  • Certificat mĂ©dical dĂ©crivant les blessures et la durĂ©e de l'incapacitĂ© de travail
  • Constat de commissaire de justice (anciennement huissier de justice)
  • Devis de rĂ©paration des objets endommagĂ©s
  • Factures d'achat ou de rĂ©paration des objets endommagĂ©s

Demande d'indemnisation

Si la personne accusée des faits est reconnue coupable, le tribunal correctionnel peut la condamner à vous payer des <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1422">dommages-intérêts</a> si vous vous êtes <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1454">constitué partie civile</a>.

Mais si vous ne vous êtes pas constitué partie civile le tribunal ne peut pas vous accorder des <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1422">dommages-intérêts</a>.

Il en va de même si vous vous êtes constitué partie civile devant le tribunal correctionnel, mais sans communiquer le montant de son préjudice.

Dans ces deux cas, vous pouvez demander une indemnisation au tribunal judiciaire en vous basant sur le jugement de condamnation du tribunal correctionnel.

Si l'auteur des faits est reconnu coupable par le tribunal correctionnel et que vous ne vous êtes pas constitué partie civile ou que vous n'avez pas communiqué le montant de votre préjudice, le tribunal ne peut le condamner à vous payer des <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1422">dommages-intérêts</a>.

Dans ce cas, vous devez demander la réparation de son préjudice au juge civil.

Paiement de l'indemnisation

La personne reconnue coupable de coups et blessures involontaires doit vous indemniser dans les conditions prévues par la décision du tribunal correctionnel ou du tribunal judiciaire.

Si la personne reconnue coupable ne peut pas vous indemniser ou si elle ne peut pas vous indemniser complètement, vous pouvez saisir la <a href="https://www.fondsdegarantie.fr/victime-dune-infraction-civi/" target="_blank">Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (Civi)</a>.

Si la CIVI ne peut pas vous indemniser, vous devez <a href="https://www.fondsdegarantie.fr/victime-dune-infraction-sarvi/" target="_blank">faire une demande auprès du Service d'Aide au Recouvrement des Victimes d'Infractions (SARVI)</a>.

Les personnes suivantes peuvent être reconnues comme responsables de coups et blessures involontaires :

  • Personne qui a causĂ© directement la blessure
  • PropriĂ©taire du chien qui a blessĂ© la victime ou celui qui dĂ©tenait le chien au moment des faits
  • PropriĂ©taire d'un objet qui a causĂ© la blessure (par exemple, si un mur mal entretenu s'Ă©croule et vous blesse)
  • Personne morale (si l'un de ses reprĂ©sentants a causĂ© les atteintes dans le cadre de son travail habituel)

 Exemple

En cas d'intoxication alimentaire, une entreprise peut ĂŞtre poursuivie Ă  cause d'un manque de contrĂ´le des ouvriers.

Les peines dépendent de la gravité du préjudice, de la nature et de l'importance de la faute.

Une personne qui commet une simple imprudence sera moins sévèrement punie que la personne qui a fait exprès de ne pas respecter une règle de sécurité (la violation manifeste et délibérée d'une obligation de sécurité prévue par la loi).

Dans les cas prévus par la loi, les peines peuvent être plus lourdes lorsque les faits ont été commis dans certaines circonstances, appelées <span class="expression">circonstances aggravantes</span>.

  • Les sanctions sont alourdies en fonction de la gravitĂ© des dommages causĂ©s Ă  la victime :

    Peine encourue selon la gravité des blessures

    Dommage subi par la victime

    Peine encourue

    Aucune lésion ou blessure

    <span class="valeur">150 €</span> d'amende

    Incapacité totale de travail (ITT) inférieure ou égale à 3 mois

    <span class="valeur">1 500 €</span> d'amende (<span class="valeur">3 000 €</span> en cas de récidive)

    ITT de plus de 3 mois

    2 ans de prison et <span class="valeur">30 000 €</span> d'amende

    Mort (homicide involontaire)

    3 ans de prison et <span class="valeur">45 000 €</span> d'amende

    Le tribunal peut également condamner la personne reconnue coupable des blessures involontaires à des <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1406">peines complémentaires</a> en lien avec les faits commis.

     Exemple

    • Peine encourue selon la gravitĂ© des blessures

      Dommage subi par la victime

      Peine encourue

      Aucune lésion ou blessure

      <span class="valeur">1 500 €</span> d'amende (<span class="valeur">3 000 €</span> en cas de récidive)

      Incapacité totale de travail (ITT) de moins de 3 mois

      1 an de prison et <span class="valeur">15 000 €</span> d'amende

      ITT de plus de 3 mois

      3 ans de prison et <span class="valeur">45 000 €</span> d'amende

      Mort (homicide involontaire)

      5 ans de prison et <span class="valeur">75 000 €</span> d'amende

       Ă€ noter

      l'auteur risque également des <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1406">peines complémentaires</a>.

    • Peine encourue selon la gravitĂ© des blessures

      Dommage subi par la victime

      Peine encourue

      Aucune lésion ou blessure

      <span class="valeur">150 €</span> d'amende

      Incapacité totale de travail (ITT) de moins de 3 mois

      2 ans de prison et <span class="valeur">30 000 €</span> d'amende

      ITT de plus de 3 mois

      3 ans de prison et <span class="valeur">45 000 €</span> d'amende

      Mort (homicide involontaire)

      5 ans de prison et <span class="valeur">75 000 €</span> d'amende

      Des circonstances aggravantes spécifiques peuvent s'appliquer :

      • Conduite en Ă©tat d'ivresse
      • Conduite sous l'emprise de stupĂ©fiants
      • Conduite sans permis de conduire
      • Excès de vitesse de plus de 50 km/h
      • DĂ©lit de fuite
      • Violation dĂ©libĂ©rĂ©e de la loi

       Ă€ noter

      l'auteur risque également des <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1406">peines complémentaires</a> comme l'annulation du permis de conduire.

    • Peine encourue selon la gravitĂ© des blessures

      Dommage subi par la victime

      Peine encourue

      Aucune lésion ou blessure

      <span class="valeur">150 €</span> d'amende

      Incapacité totale de travail (ITT) de moins de 3 mois

      2 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">30 000 €</span> d'amende

      ITT de plus de 3 mois

      3 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">45 000 €</span> d'amende

      Mort (homicide involontaire)

      5 ans d'emprisonnement et <span class="valeur">75 000 €</span> d'amende

      Des circonstances aggravantes spécifiques peuvent s'appliquer :

      • DĂ©tention illicite d'un <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1839">chien dangereux</a>
      • Ivresse du propriĂ©taire du chien lors de l'incident
      • Conduite sans permis de conduire
      • Non vaccination du chien contre la rage
      • Maltraitance du chien

       Ă€ noter

      l'auteur risque également des <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1406">peines complémentaires</a> comme la confiscation du chien.

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