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Recensement - CDCLA Communes
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Recensement

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Fiche pratique

Mineur délinquant : mesures et peines encourues

VĂ©rifiĂ© le 17/11/2021 – Direction de l'information lĂ©gale et administrative (Première ministre)

Un mineur délinquant risque principalement d'être sanctionné par une <span class="miseenevidence">mesure à vocation éducative</span> plutôt que par une peine (amende, travail d'intérêt général, prison). Parce qu'il est âgé de moins de 18 ans, âge de la majorité pénale, <span class="miseenevidence">sa responsabilité est atténuée</span> par rapport à celle d'un majeur. S'il est âgé de moins de 13 ans, la loi estime que le mineur n'est pas capable de discernement. Ainsi, la sanction du mineur est prise en fonction de son âge et de sa situation.

Il faut distinguer <span class="miseenevidence">responsabilité</span> pénale et <span class="miseenevidence">majorité</span> pénale.

La <span class="miseenevidence">responsabilité pénale</span> est l'âge à partir duquel un mineur peut être déclaré coupable d'une <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R10272">infraction</a>.

La loi estime que la responsabilité pénale d'un mineur peut être engagée à partir de <span class="miseenevidence">13 ans</span>.

En dessous de cet âge, la loi considère qu'un mineur n'a pas la capacité de comprendre les conséquences de ses actes. De ce fait, il ne pourra pas être reconnu coupable d'une infraction.

La <span class="miseenevidence">majorité pénale </span>est l'âge à partir duquel l'auteur d'une infraction est considéré comme un majeur et ne peut pas bénéficier de l'excuse de minorité (c'est-à-dire de l'adoucissement de peine). La majorité pénale est fixée à <span class="miseenevidence">18 ans</span>.

En pratique, tout mineur peut avoir à rendre des comptes devant la justice et être présenté devant un juge.

Le juge évalue si le mineur a agi avec discernement et s'il peut faire l'objet de poursuites pénales.

Cependant, en dessous de 18 ans, l'auteur d'une infraction ne peut pas être sanctionné comme un majeur. Il ne peut pas non plus être jugé par un tribunal ordinaire (exemple : tribunal judiciaire). Il relève du juge des enfants ou d'un tribunal pour mineur (tribunal pour enfants). Les sanctions et mesures applicables dépendent de son âge.

  Ă€ savoir

les parents sont <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1423">responsables civilement</a> des fautes de leur enfant mineur. L'indemnisation de la victime sera à leur charge. Cependant, dans certains cas, la responsabilité de l'État peut être engagée par les victimes, à la place de celle des parents du mineur.

En principe, un mineur de moins de 13 ans ne peut pas faire l'objet de poursuite. La loi présume qu'il n'est pas en capacité d'apprécier avec justesse une situation. On parle de <span class="expression">présomption de non discernement</span>.

Pour que le procureur puisse prononcer une mesure alternative aux poursuites, l'enquête devra avoir alors démontré que le mineur répond aux 3 conditions suivantes :

  • Il est en capacitĂ© de comprendre ce qu'il a fait
  • Il en avait l'intention
  • Il comprend le sens de la procĂ©dure dont il fait l'objet

Ainsi, il pourra renverser ce que l'on appelle <span class="expression">la présomption de non-discernement</span>.

Si le procureur de la République décide de poursuivre le mineur et qu'il saisit le juge des enfants, celui-ci devra se pencher à nouveau sur cette présomption. Il devra démontrer, à son tour, que les 3 conditions précitées sont réunies. S'il y parvient, le juge des enfants pourra <span class="miseenevidence">uniquement</span> prononcer des mesures éducatives à l'encontre du mineur, ce dernier <span class="miseenevidence">ne pouvant pas</span> faire l'objet de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1826">mesures limitant sa liberté</a>.

PlutĂ´t que de renvoyer le mineur devant un juge qui pourrait prononcer des sanctions plus graves (mesures Ă©ducatives judiciaires, prison pour les plus de 13 ans,…), le procureur de la RĂ©publique peut dĂ©cider de mettre en place des mesures alternatives aux poursuites. Son choix se fait en fonction des faits, de la personnalitĂ© du mineur, de ses conditions de vie et d'Ă©ducation.

Ces mesures alternatives visent à éviter au mineur d'être poursuivi et d'être jugé tout en lui faisant prendre conscience qu'il a commis une <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R10272">infraction</a>.

Il peut notamment décider d'un rappel de ses obligations en présence de ses parents, d'une orientation vers une structure sanitaire, sociale ou professionnelle, d'une <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1824">médiation</a> entre l'auteur et la victime.

D'autres mesures <span class="miseenevidence">spécifiques aux mineurs</span> peuvent s'ajouter, notamment :

  • Justification de l'assiduitĂ© Ă  un enseignement ou Ă  une formation professionnelle
  • RĂ©paration des dommages causĂ©s Ă  la victimes ou dans l'intĂ©rĂŞt de la collectivitĂ©

Le mineur peut se voir appliquer différentes mesures éducatives.

Mesure éducative judiciaire provisoire (Mejp)

La Mejp peut être prononcée à tous les stades de la procédure <span class="miseenevidence">avant le prononcé de la sanction</span>.

La Mejp est organisée en <span class="miseenevidence">modules</span> qui peuvent être <span class="miseenevidence">cumulés</span> ou <span class="miseenevidence">associés</span> entre eux.

Elle peut comporter les modules suivants :

  • Modules pour favoriser l'insertion, la santĂ©, la rĂ©paration et le placement du mineur
  • Interdictions de se rendre dans certains lieux, de rentrer en contact avec les victimes, ou d'un couvre-feu

Mesure éducative judiciaire (Mej)

La Mej est prononcée par le juge des enfants, le tribunal pour enfant ou la cour d'assises des mineurs à titre de <span class="miseenevidence">sanction</span>.

La Mej est la seule mesure qui comporte une évaluation dans le temps de l'évolution et de l'efficacité de la mesure prononcée.

La Mej est organisée en <span class="miseenevidence">modules</span> qui peuvent être <span class="miseenevidence">cumulés</span> ou <span class="miseenevidence">associés</span> entre eux.

Elle peut comporter les modules suivants :

  • Modules pour favoriser l'insertion, la santĂ©, la rĂ©paration et le placement du mineur
  • Interdictions de se rendre dans certains lieux, de rentrer en contact avec les victimes, ou d'un couvre-feu
  • Obligations de remettre l'objet qui a Ă©tĂ© utilisĂ© pour commettre l'infraction ou les biens obtenus suite Ă  la commission de l'infraction ou de suivre un stage de formation civique

Ces modules peuvent être adaptés et modifiés dans le temps selon les besoins et l'évolution du mineur.

La Mej peut être prononcée pour une durée de <span class="miseenevidence">5 ans maximum</span>.

Avertissement judiciaire

Cette mesure est également prononcée par le juge des enfants, le tribunal pour enfant ou la cour d'assises des mineurs à titre de <span class="miseenevidence">sanction</span>, mais également par le tribunal de police pour ce qui est des contraventions de 4ème classe.

La Mej peut être cumulée avec le prononcé d'un avertissement judiciaire. Dans ce cas, la Mej doit être prononcée seule, sans interdiction et/ou obligation.

De plus, seul le module réparation pourra être associé.

 Exemple

Le juge peut prononcer une Mej avec un module réparation et un avertissement judiciaire.

L'avertissement judiciaire peut donner lieu aux mesures suivantes :

  • Remise Ă  parent
  • <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R16027">Admonestation</a>
  • Avertissement solennel, qui est une forme plus sĂ©vère de l'admonestation

Il faut distinguer <span class="miseenevidence">responsabilité</span> pénale et <span class="miseenevidence">majorité</span> pénale.

La <span class="miseenevidence">responsabilité pénale</span> est l'âge à partir duquel un mineur peut être déclaré coupable d'une <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R10272">infraction</a>.

La loi estime que la responsabilité pénale d'un mineur peut être engagée à partir de <span class="miseenevidence">13 ans</span>.

En dessous de cet âge, la loi considère qu'un mineur n'a pas la capacité de comprendre les conséquences de ses actes. De ce fait, il ne pourra pas être reconnu coupable d'une infraction.

La <span class="miseenevidence">majorité pénale </span>est l'âge à partir duquel l'auteur d'une infraction est considéré comme un majeur et ne peut pas bénéficier de l'excuse de minorité (c'est-à-dire de l'adoucissement de peine). La majorité pénale est fixée à <span class="miseenevidence">18 ans</span>.

En pratique, tout mineur peut avoir à rendre des comptes devant la justice et être présenté devant un juge.

Le juge évalue si le mineur a agi avec discernement et s'il peut faire l'objet de poursuites pénales.

Cependant, en dessous de 18 ans, l'auteur d'une infraction ne peut pas être sanctionné comme un majeur. Il ne peut pas non plus être jugé par un tribunal ordinaire (exemple : tribunal judiciaire). Il relève du juge des enfants ou d'un tribunal pour mineur (tribunal pour enfants). Les sanctions et mesures applicables dépendent de son âge.

  Ă€ savoir

les parents sont <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1423">responsables civilement</a> des fautes de leur enfant mineur. L'indemnisation de la victime sera à leur charge. Cependant, dans certains cas, la responsabilité de l'État peut être engagée par les victimes, à la place de celle des parents du mineur.

PlutĂ´t que de renvoyer le mineur devant un juge qui pourrait prononcer des sanctions plus graves (mesures Ă©ducatives judiciaires, prison pour les plus de 13 ans,…), le procureur de la RĂ©publique peut dĂ©cider de mettre en place des mesures alternatives aux poursuites. Son choix se fait en fonction des faits, de la personnalitĂ© du mineur, de ses conditions de vie et d'Ă©ducation.

Ces mesures alternatives visent à éviter au mineur d'être poursuivi et d'être jugé tout en lui faisant prendre conscience qu'il a commis une <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R10272">infraction</a>.

Il peut notamment décider d'un rappel de ses obligations en présence de ses parents, d'une orientation vers une structure sanitaire, sociale ou professionnelle, d'une <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1824">médiation</a> entre l'auteur et la victime.

D'autres mesures <span class="miseenevidence">spécifiques aux mineurs</span> peuvent s'ajouter notamment :

  • Justification de l'assiduitĂ© Ă  un enseignement ou Ă  une formation professionnelle
  • RĂ©paration des dommages causĂ©s Ă  la victimes ou dans l'intĂ©rĂŞt de la collectivitĂ©

La <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1461">composition pénale</a> est une procédure qui permet au procureur de proposer au mineur qui a commis certaines infractions une ou plusieurs sanctions pour mettre fin aux poursuites.

Ainsi, le procureur de la RĂ©publique peut, notamment, recourir au travail non rĂ©munĂ©rĂ© (confiĂ© au service associatif habilitĂ© ou Ă  la protection judiciaire de la jeunesse), Ă  un stage ou formation dans un organisme sanitaire, social ou professionnel, Ă  une interdiction d'aller dans certains lieux,…

Des <span class="miseenevidence">mesures spécifiques</span> aux mineur peuvent s'ajouter :

  • Suivi rĂ©gulier de la scolaritĂ© ou d'une formation professionnelle, accomplissement rĂ©gulier d'un stage d'Ă©ducation civique
  • Respect d'une dĂ©cision de placement judiciaire antĂ©rieurement prononcĂ© par le juge
  • Consultation auprès d'un psychiatre ou psychologue
  • Contrat de service en Ă©tablissement public d'insertion de la dĂ©fense (EPIDE). Il s'agit d'un contrat de volontariat pour l'insertion.

Cette mesure doit apparaître adapté à la personnalité du mineur.

Dans tous les cas, le procureur de la RĂ©publique doit recourir Ă  un recueil de renseignement socio-Ă©ducatif sur le mineur. Il s'agit d'une synthèse sur son contexte familial, sa santĂ©, ses antĂ©cĂ©dents juridiques, sa scolaritĂ©,…

Avant d'être présenté à un juge ou à un tribunal qui fixera sa sanction, le mineur peut faire l'objet de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1826">mesures limitant sa liberté</a> (<span class="expression">mesures de sûreté</span> ou <span class="expression">de détention</span>).

Ces mesures visent :

  • Soit Ă  garantir la sĂ©curitĂ© du mineur
  • Soit Ă  Ă©viter qu'il entre en contact avec des complices ou des victimes
  • Soit Ă  s'assurer qu'il sera prĂ©sent au moment de son jugement.

Le mineur peut se voir appliquer différentes mesures éducatives.

Mesure éducative judiciaire provisoire (Mejp)

La Mejp peut être prononcée à tous les stades de la procédure <span class="miseenevidence">avant le prononcé de la sanction</span>.

La Mejp est organisée en <span class="miseenevidence">modules</span> qui peuvent être <span class="miseenevidence">cumulés</span> ou <span class="miseenevidence">associés</span> entre eux.

Elle peut comporter les modules suivants :

  • Modules pour favoriser l'insertion, la santĂ©, la rĂ©paration et le placement du mineur
  • Interdictions de se rendre dans certains lieux, de rentrer en contact avec les victimes, ou d'un couvre-feu

Mesure éducative judiciaire (Mej)

La Mej est prononcée par le juge des enfants, le tribunal pour enfant ou la cour d'assises des mineurs à titre de <span class="miseenevidence">sanction</span>.

La Mej est la seule mesure qui comporte une évaluation dans le temps de l'évolution et de l'efficacité de la mesure prononcée.

La Mej est organisée en <span class="miseenevidence">modules</span> qui peuvent être <span class="miseenevidence">cumulés</span> ou <span class="miseenevidence">associés</span> entre eux.

Elle peut comporter les modules suivants :

  • Modules pour favoriser l'insertion, la santĂ©, la rĂ©paration et le placement du mineur
  • Interdictions de se rendre dans certains lieux, de rentrer en contact avec les victimes, ou d'un couvre-feu
  • Obligations de remettre l'objet qui a Ă©tĂ© utilisĂ© pour commettre l'infraction ou les biens obtenus suite Ă  la commission de l'infraction ou de suivre un stage de formation civique

Ces modules peuvent être adaptés et modifiés dans le temps selon les besoins et l'évolution du mineur.

La Mej peut être prononcée pour une durée de <span class="miseenevidence">5 ans maximum</span>.

Avertissement judiciaire

Cette mesure est également prononcée par le juge des enfants, le tribunal pour enfant ou la cour d'assises des mineurs à titre de <span class="miseenevidence">sanction</span>, mais également par le tribunal de police pour ce qui est des contraventions de 4ème classe.

La Mej peut être cumulée avec le prononcé d'un avertissement judiciaire. Dans ce cas, la Mej doit être prononcée seule, sans interdiction et/ou obligation.

De plus, seul le module réparation pourra être associé.

 Exemple

Le juge peut prononcer une Mej avec un module réparation et un avertissement judiciaire.

L'avertissement judiciaire peut donner lieu aux mesures suivantes :

  • Remise Ă  un parent
  • <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R16027">Admonestation</a>
  • Avertissement solennel, qui est une forme plus sĂ©vère de l'admonestation

Leur prononcé doit être <span class="miseenevidence">exceptionnel</span>.

Elle sont prises par le juge des enfants, le tribunal pour enfants et par la cour d'assises des mineurs.

Selon la personnalité du mineur et selon la gravité des faits, le juge des enfants a la possibilité, en chambre du conseil (c'est à dire seul), <span class="miseenevidence">sur demande du procureur de la République</span>, de prononcer les peines suivantes :

  • Confiscation de l'objet ayant servi Ă  commettre l'infraction
  • Stage (de citoyennetĂ©, de sensibilisation aux dangers des produits

Lors de l'audience unique et lorsque le tribunal intervient suite à une procédure de mise à l'épreuve éducative, une peine peut être envisagée seulement si les conditions <span class="miseenevidence">cumulatives</span> suivantes sont remplies :

  • Le mineur a dĂ©jĂ  fait l'objet d'un antĂ©cĂ©dent Ă©ducatif (c'est-Ă -dire d'une mesure Ă©ducative, d'une mesure judiciaire d'investigation Ă©ducative, d'une mesure limitant sa libertĂ©, d'une dĂ©claration de culpabilitĂ© ou d'une peine prononcĂ©e dans le cadre d'une autre procĂ©dure)
  • Cet antĂ©cĂ©dent Ă©ducatif est connu et a fait l'objet d'un rapport datant de moins d'1 an

Avertissement judiciaire

<span class="miseenevidence"> </span>Cette mesure peut être prononcée par le juge des enfants, le tribunal pour enfant ou la cour d'assises des mineurs à titre de <span class="miseenevidence">sanction</span>, mais également par un tribunal de police pour ce qui est des contraventions de 4ème classe.

La Mej peut être cumulée avec le prononcé d'un avertissement judiciaire. Dans ce cas, la Mej doit être prononcée seule, sans interdiction et/ou obligation. Seul le module réparation pourra être associé.

 Exemple

Le juge peut prononcer une Mej insertion avec un module réparation avec un avertissement judiciaire ou une Mej comportant un module santé avec un avertissement judiciaire.

Il faut distinguer <span class="miseenevidence">responsabilité</span> pénale et <span class="miseenevidence">majorité</span> pénale.

La <span class="miseenevidence">responsabilité pénale</span> est l'âge à partir duquel un mineur peut être déclaré coupable d'une <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R10272">infraction</a>.

La loi estime que la responsabilité pénale d'un mineur peut être engagée à partir de <span class="miseenevidence">13 ans</span>.

En dessous de cet âge, la loi considère qu'un mineur n'a pas la capacité de comprendre les conséquences de ses actes. De ce fait, il ne pourra pas être reconnu coupable d'une infraction.

La <span class="miseenevidence">majorité pénale </span>est l'âge à partir duquel l'auteur d'une infraction est considéré comme un majeur et ne peut pas bénéficier de l'excuse de minorité (c'est-à-dire de l'adoucissement de peine). La majorité pénale est fixée à <span class="miseenevidence">18 ans</span>.

En pratique, tout mineur peut avoir à rendre des comptes devant la justice et être présenté devant un juge.

Le juge évalue si le mineur a agi avec discernement et s'il peut faire l'objet de poursuites pénales.

Cependant, en dessous de 18 ans, l'auteur d'une infraction ne peut pas être sanctionné comme un majeur. Il ne peut pas non plus être jugé par un tribunal ordinaire (exemple : tribunal judiciaire). Il relève du juge des enfants ou d'un tribunal pour mineur (tribunal pour enfants). Les sanctions et mesures applicables dépendent de son âge.

  Ă€ savoir

les parents sont <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1423">responsables civilement</a> des fautes de leur enfant mineur. L'indemnisation de la victime sera à leur charge. Cependant, dans certains cas, la responsabilité de l'État peut être engagée par les victimes, à la place de celle des parents du mineur.

PlutĂ´t que de renvoyer le mineur devant un juge qui pourrait prononcer des sanctions plus graves (mesures Ă©ducatives judiciaires, prison pour les plus de 13 ans,…), le procureur de la RĂ©publique peut dĂ©cider de mettre en place des mesures alternatives aux poursuites. Son choix se fait en fonction des faits, de la personnalitĂ© du mineur, de ses conditions de vie et d'Ă©ducation.

Ces mesures alternatives visent à éviter au mineur d'être poursuivi et d'être jugé tout en lui faisant prendre conscience qu'il a commis une <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R10272">infraction</a>.

Il peut notamment décider d'un rappel de ses obligations en présence de ses parents, d'une orientation vers une structure sanitaire, sociale ou professionnelle, d'une <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1824">médiation</a> entre l'auteur et la victime.

D'autres mesures <span class="miseenevidence">spécifiques aux mineurs</span> s'appliquent :

  • Accomplissement d'un stage d'Ă©ducation civique
  • Consultation chez un psychiatre ou un psychologue
  • Justification de l'assiduitĂ© Ă  un enseignement ou Ă  une formation professionnelle
  • RĂ©paration des dommages causĂ©s Ă  la victimes ou dans l'intĂ©rĂŞt de la collectivitĂ©

La <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1461">composition pénale</a> est une procédure qui permet au procureur de proposer au mineur qui a commis certaines infractions une ou plusieurs sanctions pour mettre fin aux poursuites.

Ainsi, le procureur de la RĂ©publique peut, notamment, recourir au travail non rĂ©munĂ©rĂ© (confiĂ© au service associatif habilitĂ© ou Ă  la protection judiciaire de la jeunesse), Ă  un stage ou formation dans un organisme sanitaire, social ou professionnel, Ă  une interdiction d'aller dans certains lieux,…

Des mesures spécifiques aux mineur peuvent s'ajouter :

  • Suivi rĂ©gulier de la scolaritĂ© ou d'une formation professionnelle, accomplissement rĂ©gulier d'un stage d'Ă©ducation civique
  • Respect d'une dĂ©cision de placement judiciaire antĂ©rieurement prononcĂ© par le juge
  • Consultation auprès d'un psychiatre ou psychologue
  • Contrat de service en Ă©tablissement public d'insertion de la dĂ©fense (EPID). Il s'agit d'un contrat de volontariat pour l'insertion.

Cette mesure doit apparaître adapté à la personnalité du mineur.

Dans tous les cas, le procureur de la RĂ©publique doit recourir Ă  un recueil de renseignement socio-Ă©ducatif sur le mineur. Il s'agit d'une synthèse sur son contexte familial, sa santĂ©, ses antĂ©cĂ©dents juridiques, sa scolaritĂ©,…

Avant d'être présenté à un juge ou à un tribunal qui fixera sa sanction, le mineur peut faire l'objet de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1826">mesures limitant sa liberté</a> (<span class="expression">mesures de sûreté</span> ou <span class="expression">de détention</span>).

Ces mesures visent :

  • Soit Ă  garantir la sĂ©curitĂ© du mineur
  • Soit Ă  Ă©viter qu'il entre en contact avec des complices ou des victimes
  • Soit Ă  s'assurer qu'il sera prĂ©sent au moment de son jugement.

Le mineur peut se voir appliquer différentes mesures éducatives.

Mesure éducative judiciaire provisoire (Mejp)

La Mejp peut être prononcée à tous les stades de la procédure <span class="miseenevidence">avant le prononcé de la sanction</span>.

La Mejp est organisée en <span class="miseenevidence">modules</span> qui peuvent être <span class="miseenevidence">cumulés</span> ou <span class="miseenevidence">associés</span> entre eux.

Elle peut comporter les modules suivants :

  • Modules pour favoriser l'insertion, la santĂ©, la rĂ©paration et le placement du mineur
  • Interdictions de se rendre dans certains lieux, de rentrer en contact avec les victimes, ou d'un couvre-feu

Mesure éducative judiciaire (Mej)

La Mej est prononcée par le juge des enfants, le tribunal pour enfant ou la cour d'assises des mineurs à titre de <span class="miseenevidence">sanction</span>.

La Mej est la seule mesure qui comporte une évaluation dans le temps de l'évolution et de l'efficacité de la mesure prononcée.

La Mej est organisée en <span class="miseenevidence">modules</span> qui peuvent être <span class="miseenevidence">cumulés</span> ou <span class="miseenevidence">associés</span> entre eux.

Elle peut comporter les modules suivants :

  • Modules pour favoriser l'insertion, la santĂ©, la rĂ©paration et le placement du mineur
  • Interdictions de se rendre dans certains lieux, de rentrer en contact avec les victimes, ou d'un couvre-feu
  • Obligations de remettre l'objet qui a Ă©tĂ© utilisĂ© pour commettre l'infraction ou les biens obtenus suite Ă  la commission de l'infraction ou de suivre un stage de formation civique

Ces modules peuvent être adaptés et modifiés dans le temps selon les besoins et l'évolution du mineur.

La Mej peut être prononcée pour une durée de <span class="miseenevidence">5 ans maximum</span>.

Avertissement judiciaire

Cette mesure est également prononcée par le juge des enfants, le tribunal pour enfant ou la cour d'assises des mineurs à titre de <span class="miseenevidence">sanction</span>, mais également par le tribunal de police pour ce qui est des contraventions de 4ème classe.

La Mej peut être cumulée avec le prononcé d'un avertissement judiciaire. Dans ce cas, la Mej doit être prononcée seule, sans interdiction et/ou obligation.

De plus, seul le module réparation pourra être associé.

 Exemple

Le juge peut prononcer une Mej avec un module réparation et un avertissement judiciaire.

L'avertissement judiciaire peut donner lieu aux mesures suivantes :

  • Remise Ă  un parent
  • <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R16027">Admonestation</a>
  • Avertissement solennel, qui est une forme plus sĂ©vère de l'admonestation

Leur prononcé doit être <span class="miseenevidence">exceptionnel</span>.

Elle sont prises par le juge des enfants, le tribunal pour enfants et par la cour d'assises des mineurs.

Selon la personnalité du mineur et selon la gravité des faits, le juge des enfants a la possibilité, en chambre du conseil, sur demande du procureur de la République, de prononcer les peines suivantes :

  • Confiscation de l'objet ayant servi Ă  commettre l'infraction
  • Stage (de citoyennetĂ©, de sensibilisation aux dangers des produits stupĂ©fiants,…)
  • Travail d'intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral, si l'enfant est âgĂ© d'au moins 16 ans au moment du prononcĂ© de la peine

Lors de l'audience unique et lorsque le tribunal intervient suite à une procédure de mise à l'épreuve éducative, une peine peut être envisagée seulement si les conditions <span class="miseenevidence">cumulatives</span> suivantes sont remplies :

  • Le mineur a dĂ©jĂ  fait l'objet d'un antĂ©cĂ©dent Ă©ducatif (c'est-Ă -dire d'une mesure Ă©ducative, d'une mesure judiciaire d'investigation Ă©ducative, d'une mesure limitant sa libertĂ©, d'une dĂ©claration de culpabilitĂ© ou d'une peine prononcĂ©e dans le cadre d'une autre procĂ©dure)
  • Cet antĂ©cĂ©dent Ă©ducatif est connu et a fait l'objet d'un rapport datant de moins d'1 an