Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the ns-cloner-site-copier domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /data/sites/communes.cdcla.fr/http/www/web/wp/wp-includes/functions.php on line 6121
Recensement - CDCLA Communes
Traduction du site automatisée

Recensement

Convertir en .PDF

Fiche pratique

Abus de faiblesse

VĂ©rifiĂ© le 07/02/2023 – Direction de l'information lĂ©gale et administrative (Première ministre), Ministère chargĂ© de la justice

L'abus de faiblesse est le fait d'abuser d'une personne en profitant de son<span class="miseenevidence"> ignorance</span> ou de sa <span class="miseenevidence">faiblesse physique ou mentale</span>. C'est par exemple la signature d'un document inadapté aux besoins de la personne ou la remise d'une somme importante ayant des conséquences graves sur son patrimoine. Si vous êtes victime, vous pouvez <span class="miseenevidence">porter plainte</span> pour faire condamner l'auteur des faits et recevoir des <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R12532">dommages-intérêts</a>. Nous vous expliquons quels sont les faits réprimés et vous indiquons les démarches.

Il y a abus de faiblesse quand une personne profite de la<span class="miseenevidence"> vulnérabilité</span> d'une autre pour la conduire à faire un acte contraire à son intérêt.<MiseEnEvidence/>

<span class="miseenevidence">L'auteur de l'infraction a <MiseEnEvidence>connaissance</span> </MiseEnEvidence>de<span class="miseenevidence"> l'état de faiblesse</span> et de <span class="miseenevidence">l'ignorance</span> de sa victime.

La vulnérabilité peut être due à son âge, à sa maladie, à son handicap physique ou mental.

La victime peut être par exemple un mineur, une personne âgée ou handicapée, une femme enceinte.

L'auteur des faits peut aussi exercer des pressions graves et répétées pour manipuler la victime de manière à fausser son jugement.

Exemples d'abus de faiblesse

L'abus de faiblesse peut prendre des formes variées :

  • DĂ©marchage commercial Ă  domicile ou par tĂ©lĂ©phone quand le dĂ©marcheur profite de la vulnĂ©rabilitĂ© de la personne. Il en est de mĂŞme pour les transactions effectuĂ©es dans des lieux non appropriĂ©s Ă  la vente (parking, hĂ´tel …).
  • Vente Ă  prix trop bas ou inutile, comme par exemple la souscription d'un abonnement internet par une personne qui n'a pas d'ordinateur
  • Transactions conclues dans l'urgence lorsque la victime n'a pas eu le temps d'avoir un devis (par exemple, serrure bloquĂ©e, voiture ou chauffage en panne)
  • Pressions psychologiques exercĂ©es sur une personne sous l'emprise d'une secte, de mouvements sectaires ou encore d'un tiers (un voisin, un ami, un membre de la famille,…). Ces pressions doivent la conduire Ă  faire un acte contraire Ă  son intĂ©rĂŞt.
  • Remises de sommes d'argent importantes et inhabituelles (virements, chèques, paiement par carte bancaire, retraits bancaires) faites par des personnes particulièrement vulnĂ©rables. Il en va de mĂŞme des procurations injustifiĂ©es (le plus souvent les procurations bancaires).
  • Ne pas faire un acte (par exemple, ĂŞtre incitĂ© Ă  ne pas refuser une succession dĂ©ficitaire).

Différence avec l'abus de confiance

L'abus de faiblesse ne doit pas être assimilé à un <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1515">abus de confiance</a>.

  • Dans l'abus de confiance, l'auteur des faits dĂ©tourne les biens ou les fonds de la victime qui lui a accordĂ© sa confiance.
  • Dans l'abus de faiblesse, l'auteur des faits profite de la vulnĂ©rabilitĂ© de la personne pour la conduire Ă  faire ou s'abstenir de faire un acte qui peut lui ĂŞtre prĂ©judiciable.

<span class="miseenevidence">La victime ne mesure pas la portée de son engagement</span> et<span class="miseenevidence"> ignore les conséquences de ses actes</span>. Elle est dans l'incapacité de faire face à la pression en raison de sa fragilité.

Cette faiblesse peut être due à l'un des éléments suivants :

  • Ă‚ge. Par exemple, la personne âgĂ©e qui ne mesure pas les consĂ©quences financières de son engagement ou le mineur qui souscrit un contrat sans avoir la <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R355">capacitĂ© juridique</a>
  • DĂ©ficience physique ou intellectuelle (handicap physique ou mental, maladie)
  • État dĂ©pressif durable ou momentanĂ©, situation Ă©conomique, Ă©tat psychologique, isolement, sĂ©paration,…
  • MĂ©connaissance de la langue qui peut par exemple conduire Ă  une absence de connaissance de la valeur de la monnaie
  • Faible niveau d'instruction

Si vous êtes victime, vous disposez de plusieurs recours :

  • Soit obtenir la rĂ©solution Ă  l'amiable du contrat.
  • Soit, si la dĂ©marche Ă  l'amiable n'aboutit pas, obtenir du juge la rĂ©solution judiciaire du contrat et d'Ă©ventuels <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R12532">dommages et intĂ©rĂŞts</a>.
  • Soit porter plainte au pĂ©nal. Cette dĂ©marche peut aboutir Ă  la condamnation pĂ©nale de l'auteur des faits et la rĂ©paration de votre prĂ©judice.
  • Le contrat peut ĂŞtre annulĂ© pour <span class="miseenevidence">vice de consentement</span>.

    Vous pouvez demander l'annulation d'une vente Ă  domicile pour abus de faiblesse.

    Votre demande d'annulation peut être faite sur papier libre en suivant un modèle :

    Modèle de document
    Demander l'annulation d'une vente Ă  domicile pour abus de faiblesse

    AccĂ©der au modèle de document  

    Institut national de la consommation (INC)

    Vous adressez votre demande au professionnel concerné.

    Si vous demandez l'annulation de l'acte, vous devez <span class="miseenevidence">rapporter la preuve </span>de l'abus de faiblesse par tout moyen. Il peut s'agir par exemple de la production d'un certificat médical indiquant votre vulnérabilité et votre absence de discernement au moment de l'engagement.

    Vous pouvez demander l'annulation du contrat frauduleux et la restitution des sommes d'argent qui vous ont été soustraites. Vous pouvez aussi demander des dommages-intérêts <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1422">en réparation de votre préjudice</a>.

     Ă€ noter

    Si un document frauduleux a Ă©tĂ© signĂ© par la victime dans un <span class="miseenevidence">dĂ©lai de 2 ans</span> prĂ©cĂ©dant un jugement de mise sous protection judiciaire (curatelle, tutelle…), cet acte peut ĂŞtre rĂ©duit ou annulĂ©.

    Si vous êtes victime, vous avez <span class="miseenevidence">5 ans</span> pour demander la <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R64354">nullité</a> de l'acte contesté.

    En cas de décès de la victime, l'action peut être engagée par ses héritiers, sous certaines conditions.

    Si vous êtes une <span class="miseenevidence">victime mineure</span>, le <span class="miseenevidence">délai de 5 ans court à compter de votre majorité</span>.

    Si vous êtes un <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R50230">majeur protégé</a>, la <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R16087">prescription</a> de <span class="miseenevidence">5 ans court à compter du jugement</span> qui prononce la mesure de <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R60517">tutelle</a> ou de curatelle.

  • Vous pouvez <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F20851">saisir le tribunal judiciaire</a> pour demander la rĂ©solution judiciaire du contrat (Ă©ventuellement signĂ©).

    Vous pouvez également demander des <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1422">dommages et intérêts</a>.

    Vous devez prouver que l'abus commis par l'auteur ainsi que ses conséquences sont <span class="miseenevidence">intentionnels </span>et qu'il connait votre <span class="miseenevidence">vulnérabilité</span>.

    <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1791">Devant le tribunal judiciaire</a>, <span class="miseenevidence">vous devez être représenté par un avocat</span> <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F35132">sauf dans certains cas</a>.

    Vous devez saisir le tribunal par <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R12538">assignation</a> ou par <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R12542">requĂŞte</a>.

     Attention :

    les règles de procédure doivent être respectées pour que le tribunal soit valablement saisi. L'affaire peut ne pas être jugée si le tribunal n'a pas été saisi correctement.

  • Si vous ĂŞtes victime, vous pouvez <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=F1435">dĂ©poser plainte</a> pour abus de faiblesse.

    Si vous êtes mineur, la plainte sera déposée par votre <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R10398">représentant légal</a>.

    Si vous ĂŞtes sous tutelle, c'est le <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R38682">tuteu</a>r qui porte plainte en votre nom. Si vous ĂŞtes sous curatelle, votre curateur vous assiste.

    • <span class="miseenevidence">Vous devez vous rendre </span>dans un <span class="miseenevidence">commissariat de police</span> ou Ă  la <span class="miseenevidence">gendarmerie</span> de votre choix.

      Où s’adresser ?

      Les services de police ou de gendarmerie <span class="miseenevidence">sont obligés d'enregistrer votre plainte</span> si vous êtes victime d'une infraction.

      La plainte est ensuite transmise au procureur de la RĂ©publique pour qu'il dĂ©cide de la suite (enquĂŞte, classement sans suite…).

      Si vous ne connaissez pas l'auteur des faits, vous pouvez remplir une pré-plainte en ligne avant de vous déplacer.

      La pré-plainte peut être effectuée en ligne :

      Service en ligne
      Pré-plainte en ligne

      AccĂ©der au service en ligne  

      Ministère chargé de l'intérieur

      Vous devez ensuite <span class="miseenevidence">signer</span> votre plainte<span class="miseenevidence"> sur place</span> dans un <span class="miseenevidence">commissariat de police</span> ou une <span class="miseenevidence">brigade de gendarmerie</span> que vous choisissez.

      Les policiers ou gendarmes ont déjà les éléments de votre plainte à votre arrivée.

    • Vous pouvez porter plainte auprès du procureur de la RĂ©publique.

      Pour cela, vous devez envoyer un courrier au <span class="miseenevidence">tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction</span>.

      Où s’adresser ?

      Votre courrier doit préciser les éléments suivants :

      • Votre Ă©tat civil et vos coordonnĂ©es complètes (adresse et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone)
      • RĂ©cit dĂ©taillĂ© des faits, date et lieu de l'infraction
      • Nom de l'auteur supposĂ© si vous le connaissez (sinon, la plainte sera dĂ©posĂ©e contre X)
      • Noms et adresses des Ă©ventuels tĂ©moins de l'infraction
      • Description et estimation provisoire ou dĂ©finitive du prĂ©judice
      • Vos documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂŞts de travail, factures diverses, constats…
      • Votre Ă©ventuelle volontĂ© de vous constituer partie civile

      Vous pouvez utiliser le modèle de courrier suivant :

      Modèle de document
      Porter plainte auprès du procureur de la République

      AccĂ©der au modèle de document  

      Direction de l'information lĂ©gale et administrative (Dila) – Première ministre

      Vous pouvez envoyer votre plainte en lettre recommandée avec accusé de réception, par lettre simple ou par lettre suivie.

      Vous pouvez aussi déposer votre plainte directement à l'accueil du tribunal.

      Dans tous les cas, un récépissé vous est remis dès que les services du procureur de la République ont enregistré votre plainte.

     Attention :

    Votre plainte doit être déposée dans un<span class="miseenevidence"> délai de 6 ans après la découverte des faits</span>. Si les actes sont répétés, c'est le dernier acte commis qui fera courir ce délai. En cas de découverte tardive de cette infraction, si elle a été dissimulée, le délai ne peut pas excéder <span class="miseenevidence">12 ans</span> à compter des faits.

Si vous êtes victime, vous ou votre représentant pouvez demander la réparation de votre préjudice. Pour cela, vous devez vous constituer <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R53960">partie civile</a> lors du dépôt de plainte ou au cours de la procédure, et ce jusqu'à l'audience.

Vous pouvez demander une ou plusieurs des réparations suivantes :

  • Montant du prix du bien ou de l'argent dĂ©tournĂ©
  • <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R12532">Dommages et intĂ©rĂŞts </a>pour la privation de l'objet et pour prĂ©judice moral
  • Somme pour couvrir le montant des frais engagĂ©s pour le procès.

Si vous vous constituez partie civile, vous devez chiffrer vos demandes.

L'abus de faiblesse peut être puni de <span class="miseenevidence">3 ans de prison</span> et d'une amende de<span class="valeur"> 375 000 €</span>. Cette peine peut être assortie d'une interdiction d'exercer si l'infraction a eu lieu dans l'exercice d'une profession.

Si l'abus de faiblesse n'est pas démontré, les faits peuvent être qualifiés de pratique commerciale trompeuse. Cela peut être puni de<span class="miseenevidence"> 2 ans de prison</span> et d'une amende de <span class="valeur">300 000 €</span>.

Lorsque l'abus de faiblesse est commis par le responsable d'une association sectaire, les peines encourues sont de <span class="miseenevidence">5 ans de prison</span> et <span class="valeur">750 000 €</span> d'amende.

Lorsque l'abus de faiblesse est commis par les membres d'une association sectaire en <a href="https://communes.cdcla.fr/recensement/?xml=R64305">bande organisée</a>, les peines encourues sont portées à <span class="miseenevidence">7 ans</span> <span class="miseenevidence">de prison</span> et <span class="valeur">1 000 000 €</span> d'amende.

Le complice d'un abus de faiblesse risque la mĂŞme peine que l'auteur des faits.

Et aussi

Pour en savoir plus